• Geneviève Koehler

La colère : et si on s’en libérait ?

Dernière mise à jour : 26 juin

Article publié en premier sur Marie France le 6 mars 2019

La colère… un mot que l’on entend souvent dans les médias en ce moment … Il y a la colère collective, et il y a également la colère que nous éprouvons toutes et tous dans notre vie quotidienne. Comment bien réagir quand on sent que la colère vient ?


Femme en colère

Qui n’a jamais été en colère ? Et qui n’a jamais culpabilisé de s’être mis en colère ?


La colère, ce sentiment naturel et universel, est présent aussi bien chez les hommes que chez les animaux. Elle fait partie des émotions dites “primaires” ou “fondamentales”, à l’instar de la peur, la joie, la tristesse. Elle se manifeste de la même manière quelle que soit la culture et le continent, on l’observe dans le rictus facial, dans le positionnement du corps, et dans la sensation à l’intérieur de soi.


D’ailleurs, la colère fait partie du développement affectif de l’enfant (1), c’est ainsi en général entre 2 et 4 ans que les enfants font le plus de colères. C’est un moyen pour eux d’exprimer leurs émotions face à des événements qu’ils ne comprennent pas, des choses qui leur sont interdites, ou tout simplement parce qu’ils ont faim, sont fatigués, et qu’ils ne trouvent pas les mots pour exprimer leurs émotions.


Chez l’adulte, ce sont sans doute les mêmes raisons qui le poussent à avoir des accès de colère, un acte ou un environnement perçu comme hostile … Quoi qu’il en soit, même si cette colère est légitime, qu’elle permet de décharger ses émotions et d’aller ensuite mieux, des études ont montré que les crises de colères augmentaient de façon significative le risque d’infarctus(2)


Et en même temps, retenir sa colère revient à garder les émotions négatives en soi, ce qui peut causer d’autres troubles. Sans compter que la colère est de nos jours socialement réprouvée : personne n’aime voir quelqu’un en colère. De plus, si vous ressentez fréquemment de la colère, et qu’elle vous semble sans rapport avec ce qui l’a déclenchée, il s’agit peut-être d’un message provenant de l’intérieur de vous-même et qu’il s’agit d’écouter et d’identifier afin de le libérer, et d’aller mieux.


Alors comment faire pour éviter les colères, tout en restant en forme ? C’est là que la sophrologie et l’hypnose peuvent vous être d’une aide précieuse, en vous aidant à libérer vos émotions !


COMMENT PRÉVENIR SA COLÈRE ?

Lorsque vous sentez que quelque chose vous démange, qu’une certaine excitation vous gagne, c’est le bon moment pour accepter cette émotion, et la canaliser en positif !

Prenez un instant pour vous isoler, et faire ce petit exercice de sophrologie qui va vous soulager sans mettre votre système cardiaque en danger : il s’agit de vous mettre debout, prendre un coussin, le mettre entre vos deux mains, bras tendus devant vous, fermer les yeux, souffler, inspirer votre colère, et la souffler sur le coussin, en chargeant bien le coussin de toute votre colère.


Une fois que le coussin est bien chargé en colère, toujours les yeux fermés, vous le lancez très fort par terre en poussant un grand cri comme un “haka” de rugbyman ! Le sentiment de bien-être est immédiat ! Vous pouvez recommencer jusqu’à ce que vous sentiez que vous êtes totalement apaisé, peut-être même aurez-vous envie de rire très fort de votre colère…


Vous pouvez également faire cet exercice avec vos enfants ou votre conjoint, lorsque vous sentez que la tension monte, ou que la discussion va être ardue ! Lancez l’idée du “moment coussin”, avec franche rigolade assurée !


ET SI ON FAISAIT LE MÉNAGE DANS NOS ÉMOTIONS ?

Si la colère revient souvent, ou si elle vous semble disproportionnée par rapport à ce qui l’a causée, il ne fait nul doute que le déclencheur est en vous, quelque chose qui cherche à s’exprimer au travers de cette colère.

De façon surprenante, c’est très positif, il y a en effet un message qui cherche à se faire entendre ! Bien sûr, vous n’avez aucune idée de ce dont il s’agit, puisque son seul moyen de se manifester est cette colère. Et peut-être qu’on ne trouvera pas la cause “évidente” de cette colère, mais l’important est surtout de libérer l’émotion qui est à la source.


C’est un petit peu comme dans l’histoire de la princesse au petit pois, vous vous souvenez ? Pour vérifier que c’était une vraie princesse, le prince avait placé un petit pois sous une dizaine de matelas. Si la princesse était une vraie princesse délicate pensait-il, même un petit pois placé sous ses dix matelas la gênerait. Et oui, la princesse était une vraie princesse, elle n’avait pas pu dormir de la nuit à cause de ce petit pois. Et il a suffi d’enlever le petit pois, sans même qu’elle sache ce que c’était, pour qu’elle puisse passer enfin des nuits reposantes.


Le parallèle entre ce conte de fées et l’hypnose c’est que lors d’une séance d’hypnose, on va chercher à enlever le petit pois, le truc qui vous gêne, ce qui se manifeste dans cette colère.

Et certaines fois, nous pourrons mettre des mots dessus, identifier la situation qui vous met toujours en colère, et la considérer sous un angle plus apaisé. Et d’autres fois, l’émotion sera libérée, sans avoir conscience de ce qui en était la cause. Et peu importe que vous le sachiez, car ce qui est important, c’est d’être bien, bien avec vous-même, et bien avec les autres.


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Geneviève Koehler

Hypnose, Sophrologie

Paris 15 et téléconsultation

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